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 Maman... [ Libre ]

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Elyria
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MessageSujet: Maman... [ Libre ]   Jeu 29 Jan - 20:47

    Une petite boule de poils, d'un marron chocolaté, tremblait de froid sur la rive du lac. Au milieu des herbes, devant un terrier, se tenait Elyria. Ce n'était qu'une petite renarde, celle dont, parfois, on n'aime pas. Ses grands yeux globuleux observaient le ciel, tout noir, avec une immense lune qui trônait sur le monde, sur elle, sur cette partie de terre qu'elle voyait. Recroquevillée en une minuscule petite chose, Elyria se demandait pourquoi, pourquoi elle c'était retrouvée ici et pourquoi elle avait cherché une issue au terrier : il fait tellement froid, ici alors... Elle se leva doucement, ses petites jambes frêles ne lui permettant pas de marcher rapidement. Elle employa de gros efforts pour se lever, et il restait toujours sa tête qui pendouillait atrocement. Mais debout, elle fut prise par une série de vertiges qui l'empêcha de marcher, et elle dut se recoucher le plus vite possible, pour ne pas qu'elle s'évanouisse. La petite renarde plongea dans le sommeil, frémissant à chaque pulsation de son cœur pour le froid.

    Lorsqu'elle se réveilla, il faisait encore nuit. Cela ne l'étonna pas car, ayant vécu toute sa minuscule vie dans un terrier, elle n'avait jamais connu ce que voulait dire 'jour' et 'nuit'. Pour elle, il faisait tout le temps noir, comme dans le terrier. Elle n'eut donc pas de mal à s'accoutumer à l'obscurité. Mais ce qui la gênait, c'était ce froid qui lui paralysait les membres et le corps. Elle se leva doucement, cette fois sans vertiges, et commença à marcher. Ses pas étaient réguliers, mais elle était affreusement fatiguée, malgré les douze heures de sommeil passées. Elle avança à l'aveuglette entre les herbes hautes, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle marchait sur un chemin. Et, au loin, une forme rousse. Serais-ce donc sa mère ? Cette fois-ci, elle ne fit plus attention à comment elle se sentait, si elle avait des vertiges, si elle avait faim, froid... Non, une seule idée restait plantée dans sa tête : sa mère. La petite Elyria arriva bientôt près du corps roux. Il était allongé, écrasé, au milieu des roseaux. Sa tête pendouillait affreusement dans l'eau, son cou était étiré, sa queue déchiqueté. Son regard était vide. Elyria reconnu sa mère. Elle cru qu'elle était tout simplement endormie, même si le spectacle sous ses yeux la choquait. Elle ne conaissait pas la mort. Elle ne pouvait donc pas l'analyser. Elle l'appela à plusieures reprises, mais pour Elyria elle était simplement endormie. Une larme coula sur sa joue : elle ne lui répondait pas. Elle s'installa à côté du corps, et commença à dormir. Mais il n'y avait aucune chaleur qui sortait de sa mère.
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Chocolat
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MessageSujet: Re: Maman... [ Libre ]   Sam 31 Jan - 6:44

Debout, au travers de longues herbes gelés par le froid hivernal, se tenait un arbre. Même si le vent glacial lui avait déjà volé ses nombreuses feuilles, il résistait. Sous la lune toujours aussi terne, il espionnait de son haut tronc le lac argentée qui, sous la mince lueur des étoiles, brillait de mille et un éclats. Des esquisses d'une brillance effroyable qui jonchait tel une mosaïque sous le regard prétentieux des flocons blancs. Le blanc de ses branches paraissait vieux et dégradé sous le magnifique spectacle qu'offrait le lac glacé.

Et, sous ce géant végétal se cachait quelque chose - ou plutôt quelqu'un - qui regardait depuis bientôt trois heures le ciel d'un regard curieux. Il cherchait paisiblement la lune quasi invisible dans ce noir imparfait. Mais biensûr, elle se cachait désespérément derrière d'épais nuage songieux, le laissant seul dans une nuit toujours plus permanente. Par contre, il n'abandonnait pas, attendant encore avec toute sa patience son arrivée. Mêmes les minuscules points blancs que démontraient les étoiles avaient du mal à paraître sous cette drôle de fumée. Le vent gelé empoignait sa queue et ses pattes, lui gelant le sang. Par contre, ça ne l'arrêtait pas. Une seule chose le chassa des ses pensées profondes, quelque chose qu'il sentait au plus profond de son âme.

Choco avait l'impression que le froid enveloppait son coeur, l'emprisonnant sous une carapace de glace et douleur. Il se leva d'un bond, crispant la mâchoir. Il tourna sur lui-même, essayant de faire face au couteau
imaginaire qui s'enfonçait toujours plus profondément dans son âme. Il se recoucha, roulant à droite et à gauche, essayant de se débarrasser de ce qui lui faisait de plus en plus mal. Ses yeux dorés s'éteignaient, démontrant la saleté qui s'attaquait à lui. Il décida finalement d'arrêter de bouger et se coucha sur le ventre, la tête sous les pattes. La feu de la douleur semblait s'éteindre un peu, le laissant tout de même raide. Et puis, il se mit à réfléchir. Qu'est-ce qui lui arrivait soudainement? Au plus profond de sa tête, il entendait de petits grognements incertains et effrayés. Le mâle ferma les yeux, se concentrant sur ses appels à l'aide. Aucune image ne lui venait en tête vu que seules ses oreilles marron avaient perçu le son. Il se leva d'un bond, faisait face au mal qui s'estompait peu à peu et marcha, incapable encore de courir. Il faisait de petits pas dans la neige, essayant du mieux qu'il pouvait de se dépêcher. Et puis, son rythme fut plus rapide. Habitué à courir du matin au soir, ça ne lui suffisait pas, mais c'était mieux que de rester là à attendre que la mort l'attrape. Le canin orangé réussit finalement à gambader à travers la substance blanche qui lui collait au pattes. Dévalant la pente devant lui, il courait maintenant de plus en plus vite, cherchant la source du problème. Prenant de la vitesse, il essaya de ralentir, voyant la surface de glace du lac qui s'approchait de plus en plus. Ayant été trop rapide, il ne put s'arrêter, ce que ne lui laissa qu'une seule solution : sauter dans l'eau glacée. Bandant ses muscles, il prit un élan majestueux pour se rendre le plus loin possible. S'élançant par dessus la surface frigorifiée, il atterit brusquement, transperçant la glace épaisse. Ouvrant enfin les yeux, il se retrouva sous l'eau froide qui le cajolait des ses gouttelettes pétrifiantes. Même si la nage n'avait jamais été un grand atou chez le renard, ses pattes agiles réussirent à trouver un moyen de le remonter à la surface. Manquant de plus en plus de souffle, il se débrouillait pour atteindre enfin l'air frais. Alors que ses espoirs allaient être combler, sa tête se cogna bruyamment sur un objet dur : de la glace. Ses yeux grossirent, il était désarçonné. Il n'avait plus de souffle ni de possibilité de sortie. C'est alors que, fermant les yeux, il sentit un vent froid lui fouetter les oreilles et chatouiller ses poumons. La mort? C'est en ouvrant les yeux qu'il compris que le mince courant l'avait conduit au trou fait par sa chute. Chocolat sortit rapidement, heureux d'être enfin hors de l'eau, et atteignit la berge. Regardant la douce neige, de fines gouttes de sangs coulaient de son museau pour se poser sur celle-ci. Même si ses pattes antérieures avaient encaissé le choc, son visage avait reçu un énorme coup. Trempé jusqu'aux os, le froid atteignait encore plus sa chair, mais le canin marron continuait toujours, n'oubliant pas le léger hurlement. Marchant tranquillement, épuisé, il arriva enfin à l'endroit. Un pauvre renardeau accroupit sur le corps inconsistant d'une renarde. Il n'y avait pas un seul bruit, la jeune rebarde s'étant endormie, mais Chocolat les croyait morts, les deux. C'est alors qu'il s'approcha tranquillement, appercevant le minuscule flanc de la petite. Il bougeait...
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